Pour ceux qui ont suivi mes (més)aventures jusqu'ici, vous savez donc que j'en suis à mon troisième vélo depuis le début du semestre, ayant été victime à deux reprises du crime le plus affreux perpétré au Danemark, à savoir le vol de vélo. Un lien à établir peut-être avec la consommation excessive de bières les vendredis et samedis soirs par ces délicieux autochtones : l'alcool décuplant l'audace, le Danois dit "fu**" à la société en commettant un acte anticitoyen, que dis-je, un forfait grandement répréhensible. Mais la prochaine fois, s'il-te-plaît, que tu sois Rasmus, Morten ou Mads (je vous ai déjà dit que les Danois s'appelaient tous pareil ?), quitte à vouloir affirmer ton esprit révolutionnaire, choisis plutôt de traverser au feux rouge que de voler ma monture. Et puis regardes-y à deux fois. Sérieusement au milieu d'une foule de vélos rutilants, pourquoi voler le mien, plus moisi d'entre les moisis ?
Mais ce n'est pas le sujet.
J'ai donc fait l'acquisition d'un nouveau vieux vélo (qui se révèle en mauvais état et inutile mais c'est une autre histoire - la malédiction continue). Après deux jours d'utilisation de ce dernier, j'ai malencontreusement égaré la clé du cadenas de la roue arrière. Me voilà donc forcée de me rendre au magasin de vélo le plus proche pour faire couper le cadenas. Au passage, un transport plutôt cocasse puisqu'il s'agissait de faire rouler le vélo sur la roue avant en soulevant la roue arrière. Le vendeur a passé bien une demi-heure à essayer de couper mon cadenas à la scie sauteuse projetant des étincelles partout, causant une certaine angoisse chez moi qui servait d'assistante en tenant la roue entre mes genoux. Le cadenas a fini par céder et quand j'ai voulu payer le vendeur pour son intervention il a refusé. En revanche il m'a demandé si je pouvais repasser le lendemain avec mon vélo pour prendre une photo souvenir et m'a montré les nombreuses photos de ses souriants clients qui ornaient les mur de sa boutique. Je n'ai pas eu le cœur de refuser, le pauvre avait passé une demi-heure à tout essayer pour libérer ma roue...
Voilà comment je me suis retrouvée à 9h du matin dans un parc avec Myriam et Pierre-Marie (oui, c'est le Danemark mais quand même, j'étais pas hyper rassurée...) à faire une véritable shooting photo d'une heure et écouter les conseils très professionnels d'un marchand de vélo sur la pose que je devait prendre et à me faire mitrailler dans toutes les situations possibles avec mon vélo. On a bien rigolé de l'absurdité de la situation... Et il y aura notre tête pour toujours suspendue sur le mur d'une boutique de vélo à Aarhus... Comment marquer l'histoire !

















