mardi 3 avril 2012

Un après-midi à la plage - Eloge de la féminité




Version censurée
Samedi dernier, tous les ingrédients étaient réunis pour un pique-nique entre fille sur la plage toute proche. Les manteaux d’hiver laissés à la maison, nous partîmes donc sur nos vélos pour une promenade à travers les bois. L’odeur des sous-bois aux premières chaleurs était enivrante. Bientôt, nous atteignîmes la ravissante plage de Risskov, bordés de galets qui traçait un adorable chemin vers l’eau si claire. La grande esplanade de verdure au bord de la plage était l’appel que nous attendions pour un déjeuner champêtre sur l’herbe. Nous sortîmes nos délicates victuailles avec des mouvements graciles et distingués.  Pittoresque tableau, agrémenté par le bruit des vagues, la délicate brise qui décoiffait, espiègle, nos chevelures lâchés aux quatre vents, dans l’atmosphère d’un délicieux début de printemps. Nous nous ébattions, joyeuses, jouions avec les galets au formes amusantes, dégustions avec délectation les premiers fruits de la saison en chantant des airs d’autrefois.  Quelle journée merveilleuse !


Non, ce n'est pas nous. Crazy Vickings. L'eau est à 6°...


Version non-censurée
Samedi dernier, tous les ingrédients étaient réunis pour un pique-nique entre fille sur la plage toute proche. J’ai regretté d’avoir laissé mon manteau d’hiver à la maison dès les premiers instants  parce que même si le soleil était de la partie, ça caillait bien quand même, surtout au bord de l’eau où l’on se prenait le vent en pleine face. Nous avons traversé les bois, la balade était certes pittoresque mais nous nous sommes perdues deux fois et pris un drôle de chemin de terre en pente à 90° pour atteindre la plage. Ce qui valait bien le coup ! Installées sur l’herbe, nous avons sortis de nos sacs de quoi nourrir un village entier en Somalie et nous avons commencé à nous empiffrer. Les crudités étaient juste là pour nous donner bonne conscience. Quoi qu’il en soit Leur effet sain sur notre organisme ayant probablement été sévèrement remis en cause par les cupcakes choco-framboise et la tonne de Tofifee ingurgitée de la façon la plus élégante qui soit : lécher le chocolat couche par couche pour garder le caramel et la noisette pour la fin ce qui est probablement la chose la plus distinguée qu’il m’ait été donnée de voir en ce monde. Nous nous sommes ensuite poursuivies à coup d’algues en putréfaction avant de jeter des galets dans la mer en poussant de terribles hurlements Vickings. Nous avons trouvé quelques cailloux aux formes éloquentes ce qui nous a fait rire tel des adolescents pré pubères durant une bonne vingtaine de minutes, révélant notre bas niveau d’exigence pour ce qui est de l’humour. Repues, nous nous sommes allongées sur l’herbe pour une sieste digestive après l’orgie alimentaire scandaleuse que nous venions de nous infliger. Reposées, nous avons ensuite entamé une session stridente de chansons Walt Disney, en trouvant super marrant de les chanter chacun en notre langue, pour un rendu terriblement cacophonique, nous attirant ainsi les regards haineux des disciplinés Danois promenant leurs chien. Ce fut une journée fabuleuse. En rentrant, nous avons aperçu un panneau indiquant la présence toute proche d’un hôpital psychiatrique et nous sommes tombées d’accord sur le fait que ça doit quand même être  sympa d’être interné dans un environnement aussi chouette ! 

 


 

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